L'espace virtuel que représente internet peut-il présider à l'émergence d'une thérapie individuelle ? En outre, celle-ci, de par
son caractère d'ouverture sur le monde, ne pourra-t-elle pas porter une aide quelconque à autrui, fervent "
supporter" de ce blog ? En d'autres termes, suivre l'évolution d'une thérapie individuelle peut-elle amener un tiers à entrer en considération des actes psychomédicaux qui la constitueront ?
Cette interrogation (
presque métaphysique) posée,
je sais pouvoir deviner en ce blog un espace pertinent d'échange d'informations et de communication entre mon toubib et moi-même. Après tout, sa maîtrise du sujet est telle qu'il peut être envisagé une collaboration ayant pour objectif d'induire un travail sur ma personnalité.
Ceci suppose avant tout que le non dit et le mensonge s'effacent au profit d'un dialogue sincère et constructif.
Mon problème majeur actuel procède de mon addiction à une substance médicamenteuse. J'ai souvenir d'avoir pris celle-ci pour la première fois alors que j'étais hébergé dans un hôtel de la ville de KNU. En pleine période de fêtes de fin d'année, je me retrouve seul dans une chambre qui n'avait de grande que le toit abrupte et pentu qui s'affalait sur mon lit. Un univers glauque... Pour une période festive. J'ai consommé (sic) ce soir-là une boîte de 20 comprimés, mais en les avalant avec un espacement temporel de 2 à 3 minutes. Mélangés à de la bière, j'ai connu ce soir-là un bien-être indéfinissable.
Suis-je toujours à la recherche de cet état antérieur connu dans des circonstances qui n'existent plus vraiment aujourd'hui ? Tel le tox' qui espère retrouver les effets de son premier shoot ou de sa première prise d'héroïne sniffée ?
Il me faut quand même regarder les choses en face : je ne peux continuer à ce rythme, je n'ai plus 20 ans. Oui, mais il ne suffit pas de se le dire... Je me rappelle de cette période de mon existence (vers l'âge de 10 ans) où j'étais dans l'incapacité d'avaler le moindre comprimé. Même ceux délivrés pour le mal des transports, aussi petis étaient-ils, ne pouvaient passer dans mon gloître.
En outre, suis-je vraiment aussi loin que je veux me le faire croire de cette période de polytoxicomanie chronique et aigüe ?